
Dose
de Traitement et Autres Informations
Intractions médicamenteuses avec la méthadone
Référence : Tableau des interactions médicamenteuses
(fichier PDF Il vous faudra Adobe
Acrobat Reader) développé à partir
de la politique nationale sur le traitement par la méthadone
Stratégie médicamenteuse nationale, gouvernement
australien
Si vous souhaitez vous procurer la brochure complète National
Policy on Methadone ( politique nationale sur la méthadone),
veuillez visiter le site http://www.health.gov.au/pubhlth/publicat/drugs.htm
Code SP52490.
Risque doverdose
Abrégé : définir la nature du problème
induction et stabilisation des patients sous méthadone,
Drummer et Zador (1999)
Larticle de Drummer et les commentaires de Zador (1999) font
état des résultats épidémiologiques dune
série détudes nationales et internationales qui
ont examiné les taux de décès parmi les patients
ayant une dépendance aux opiacés et qui suivaient des
programmes de traitement de soutien par la méthadone. La méthadone
est la forme de thérapie de remplacement orale à action
prolongée la plus couramment prescrite par les médecins
pour traiter la toxicomanie aux opiacées, lhéroïnomanie
en particulier.
Les études épidémiologiques examinées
ont indiqué que le risque de décès, quelle quen
soit la cause, était de trois à quatre fois moins élevé
pour les patients souffrant de toxicomanie aux opiacés et participant
à des programmes de traitement de soutien par la méthadone
que pour les autres. Les études en question ont été
conduites dans les années 90 en Angleterre, en Suisse, en Australie,
en Italie, au Danemark et aux États-Unis. Elles permettent
de tirer les conclusions suivantes :
| 1) |
Les patients
ayant une dépendance aux opioïdes qui participent
à des programmes de soutien par la méthadone
ont un risque de décès, quelle quen soit
la cause, y compris lhéroïnomanie, bien
moins élevé que les patients ne participant
pas à un programme de ce genre.
|
| 2) |
La majorité
des décès parmi les patients se trouvant dans
des programmes de traitement de soutien par la méthadone
sont associés à des facteurs de risque tels
que la force de la dose prescrite au départ, létat
de santé général du patient et labus
de substances illicites telles que lalcool, les benzodiazépines
et lhéroïne, lorsque ces substances sont
consommées avec la méthadone aux stages précoces
du traitement. Il est impératif que les médecins
soccupant de patients suivant des programmes de soutien
par la méthadone prennent ces facteurs de risque en
compte lorsquils déterminent la posologie du
traitement. |
On ne peut pas bien juger de la toxicité des opiacés
en se fondant sur les concentrations post mortem de méthadone,
vu quun certain nombre de facteurs peuvent contribuer à
la toxicité dun médicament. Par exemple :
|
|
La force de
la dose |
|
|
Lheure
de prise de la dernière dose |
|
|
Le degré
daccumulation de médicaments dans lorganisme |
|
|
Une maladie
survenant naturellement |
|
|
Un patient
ayant une sensibilité prédisposée à
la méthadone |
Les études publiées examinées par Drummer indiquent
quune dose initiale de méthadone supérieure
à 40 mg peut être toxique (une étude fait état
dune dose initiale de 25 mg et une de 30 mg qui auraient été
associées à des décès). Dans le cadre
de son analyse du rapport de Drummer, Zabor conclue quune
modalité sans risque et efficace dadministration de
la méthadone consiste à donner ´ une dose initiale
de 20 à 30 mg et daugmenter les doses progressivement,
par paliers de 5 à 10 mg tous les quatre jours et pas plus
souvent ª.
La plupart des décès de patients se trouvant dans
des programmes de soutien par la méthadone et survenant au
cours de la phase dinduction du traitement sont associés
à une utilisation de multiples médicaments. Il convient
davertir les patients du risque associé à labus
de drogues lorsquils entament le programme de traitement.
Avant de prescrire de la méthadone, il faut effectuer un
dépistage et une évaluation clinique approfondis en
vue de déterminer la présence de drogues et dalcool
dans le sang.
La majorité des décès associés à
la méthadone sont dus à un détournement du
médicament et surviennent en général parmi
les patients ayant accès à des doses à emporter.
Les enfants de parents toxicomanes en traitement représentent
un groupe vulnérable dindividus qui nont jamais
pris dopiacés et risquent de subir les conséquences
accidentelles dune dose de méthadone à emporter.
Il faut que les prestataires de services développent un meilleur
système de surveillance pour relever et noter les décès
associés à la méthadone survenant dans les
programmes de traitement et mettent au point un système de
classification standardisé assorti de variables qui permettent
une collecte uniforme de données sur ces types daccidents
mortels.
Référence
Drummer, Olaf H (´ Article de base ª) et Zador, Deborah
(´ Article danalyse ª) Compte rendus 1999 du groupe
dexperts sur linduction et la stabilisation des patients
sous méthadone, Rapport de recherche sur la stratégie
nationale en matière de drogue, Monographie No 39, Service
du Commonwealth de la santé et des soins gériatriques,
Australie, 2000.
La neurobiologie des comportements toxicomaniaques
et sa relation avec le traitement de soutien par la méthadone
Référence : The Mount Sinai Journal of Medicine,
symposium sur la méthadone octobre/novembre 2000,
Barry Stimmel et Mary Jeanne Kreek
Pour les abrégés et le texte intégral, cliquez
ici.
La justification pharmacologique du traitement
par la méthadone
La pharmacologie de la méthadone est tellement claire, sans
équivoque, tellement simple, que sa discussion dans un site
web destiné aux professionnels de la médecine va inévitablement
se teinter dune certaine condescendance. Toutefois, nous savons
que la plupart des médecins et des autres prestataires de
soins ne connaissent pas bien les aspects les plus fondamentaux
de la nature de la méthadone et de la manière dont
ce médicament agit. Nous pouvons même aller jusquà
dire que les médecins qui prescrivent eux-mêmes de
la méthadone aux personnes souffrant de toxicomanie aux opiacés
prescrivent souvent des doses incorrectes et poursuivent des objectifs
qui ne peuvent tout simplement pas sappliquer au traitement
de la maladie quest laddiction. En conséquence,
nous vous présentons ce qui suit en nous excusant auprès
de ceux qui trouveront ces informations condescendantes, en
espérant quelles donneront à dautres des
raisons de revoir leurs principes et pratiques thérapeutiques.
La méthadone est un médicament narcotique, ce qui
veut tout simplement dire que ses effets sont similaires à
ceux du narcotique prototype, la morphine. Le tableau 1 offre une
liste partielle de ces effets. Il va sans dire que de nombreux médicaments
produisent un ou plusieurs des effets indiqués, mais sils
ne les suscitent pas tous sans exception, ils nentrent pas
dans la classification des narcotiques.
Bien que les nausées et les vomissements fassent partie des
effets pharmacologiques des narcotiques, il est clair que si les
toxicomanes souffraient de ces effets chaque fois quils sinjectaient
de lhéroïne, nous naurions pas de problème
de narcomanie ! La question est donc de savoir pourquoi le toxicomane
ne souffre pas de ces effets, vu quils sont indiqués
et à juste titre parmi les effets pharmacologiques
des narcotiques ? La réponse est simple : une utilisation
répétée entraîne une tolérance
aux effets du médicament . Ce phénomène est
bien connu, cliniquement parlant, des médecins traitant la
douleur aussi bien que des patients qui découvrent quune
tolérance aux propriétés analgésiques
des narcotiques, même les plus puissants, sinstalle
rapidement.
Il faut souligner plusieurs particularités de cette tolérance.
Premièrement, la tolérance ne sinstalle pas
au même degré ou à la même vitesse pour
chacun des divers effets du médicament ou de la drogue. Le
toxicomane acquiert donc assez vite une tolérance aux effets
indésirables que sont les nausées et les vomissements,
mais continue à être en mesure datteindre un
état deuphorie et risque par là loverdose
qui est à imputer à un effet dépresseur du
système nerveux central.
Deuxièmement, quoique la tolérance résulte
dune exposition répétée à un médicament
particulier, elle sapplique à tous les médicaments
dans la même classe. Par conséquent, un patient dont
la douleur a été exclusivement traitée avec
de la morphine et qui acquiert une tolérance à ce
médicament, ne sera pas non plus soulagé par la codéine,
le Demerol (chlorhydrate de mépéridine) ou tout autre
narcotique. De même, quoique la drogue exclusive du toxicomane
de rue ait été lhéroïne, il ou elle
acquiert une tolérance à la morphine, à la
méthadone et à tous les autres narcotiques.
Et troisièmement, si la tolérance est définie
comme un niveau de concentration du médicament dans lorganisme
qui doit être dépassé avant de pouvoir ressentir
leffet pharmacologique (comme lindique la Figure 1),
il se peut que le niveau en question ne puisse pas être atteint,
quelle que soit la dose prise. Un exemple de ce phénomène
distinct des narcotiques est le décongestionnant nasal classique
administré en gouttes. La tolérance se développe
rapidement, et à un degré tel quun débit
même constant du médicament ne produira plus le moindre
effet. Comme nous lavons mentionné plus haut, le même
phénomène empêche une analgésie soutenue
par le biais de ladministration de narcotiques, même
sils sont dispensés en doses de plus en plus fortes
et cela progressivement.
Parallèlement au phénomène de tolérance,
lexposition répétée aux narcotiques entraîne
une autre conséquence, celle de la dépendance. La
dépendance se définit elle aussi comme un niveau de
concentration de médicament (ou drogue) dans lorganisme,
mais cela na rien à voir avec les effets pharmacologiques
du médicament. Dans le cas de la dépendance, le niveau
de médicament doit être dépassé pour
éviter lapparition des symptômes associés
à labsence du médicament (ou de la drogue).
Comme lindique la figure 2, lorsque la concentration de narcotiques
dans lorganisme tombe en-dessous du seuil de dépendance,
des symptômes de manque apparaissent. Ces symptômes
ne se manifestent pas si la concentration pharmacologique excède
ce seuil.
Comme dans le cas de la tolérance, la dépendance
même si elle résulte de lexposition à
un seul médicament particulier est en fait une dépendance
à toute la classe de médicaments. Ces constatations
impliquent que les symptômes de manque chez un toxicomane
nayant jamais pris dautre drogue que de lhéroïne
peuvent être traités de manière efficace par
ladministration dun narcotique, quel quil soit.
Un élément crucial pour comprendre lutilisation
de la méthadone dans le traitement de la toxicomanie est
le suivant : il existe une fourchette entre le seuil de dépendance
et le seuil de tolérance. Comme lindique la figure
3, du moment que la concentration de narcotiques dans lorganisme
tombe en-dessous du seuil de tolérance (prévenant
par conséquent les effets narcotiques), tout en restant au-dessus
du niveau de dépendance (prévenant par là les
symptômes de manque), le patient ne ressentira aucun effet,
autrement dit sa physionomie ne changera pas et il se sentira tout
à fait normal. Lobservateur clinique le plus attentif
ne pourra pas distinguer, dans ces circonstances, le toxicomane
de lindividu ´ normal ª. Si lhéroïnomane
nest pas en mesure dobtenir un ´ fixe ª, il
ressentira bien sûr des symptômes de manque et ce, en
lespace de quelques heures, la drogue absorbée lors
des injections précédentes est métabolisée
et la concentration tombe en-dessous du seuil de dépendance.
Dans le contexte du traitement chimiothérapeutique de la
toxicomanie, que lobjectif soit une désintoxication
à court terme ou un traitement de soutien à long terme,
lintention est claire : maintenir le patient dans un état
physiologique normal en maintenant la concentration narcotique dans
lorganisme dans la fourchette entre le seuil de tolérance
et le seuil de dépendance. Théoriquement, on pourrait
essayer de ´ stabiliser ª un patient avec de lhéroine
ou de la morphine, mais cette initiative nécessiterait ladministration
de médicament par injection, 4 ou 5 fois par jour au moins
(Figure 4).
Il va sans dire quune telle posologie serait extrêmement
difficile à suivre. Avec la méthadone, cependant,
lobjectif est relativement facile à atteindre. La méthadone
a une efficacité tout à fait prévisible, même
prise oralement et elle reste efficace pendant 24 à 36 heures,
alors que presque tous les autres narcotiques ont une efficacité
de trois à six heures. (Figure 5).
Il a été démontré dans le monde entier
quune dose initiale de méthadone de 30 à 40
mg pouvait prévenir des symptômes de manque sans produire
deffets indésirables importants. Et ces analyses ont
déterminé que cétait le cas quelles que
soient les doses dhéroine consommées par lindividu,
la pureté de la drogue ou la voie dadministration.
Une fois le traitement commencé, lorganisme sadapte
à la dose initiale, de sorte que la concentration du narcotique
dans le corps se maintient à un niveau intermédiaire
entre les niveaux de dépendance et de tolérance.
La méthadone : utilisation à des
fins de désintoxication
Etant donné que nous parlons dintervalle entre deux
niveaux, et un intervalle assez large encore, il est possible de
diminuer ou daugmenter la dose de méthadone par paliers
de cinq ou dix milligrammes sans dépasser ces seuils. Dans
le cadre dun traitement de désintoxication, une diminution
de cinq milligrammes ne saccompagnera pas de symptômes
de manque et après quelques jours à cette nouvelle
dose, la dose peut être encore réduite, processus qui
peut être répété jusquà
larrêt de ladministration de la méthadone
(Figure 6). Ainsi, en 14 jours maximum, en général,
la dépendance physique aux narcotiques peut être éliminée
sans que le patient ne ressente de symptômes de manque.
Les avantages dun traitement des toxicomes à la méthadone
dans des délais si brefs sont imposants. Cest une intervention
médicale sans danger, efficace, assez peu coûteuse
(particulièrement dans le cadre dun traitement administré
à titre externe) pour parer au problème chronique
de lhéroïnomanie. Ce traitement peut en outre
être mis en place très rapidement et à une grande
échelle au point quil est possible de traiter
simultanément un nombre virtuellement illimité de
patients. Ainsi, la situation inacceptable à laquelle font
face les toxicomanes voulant désespérement être
traités, mais qui se trouvent sur des ´ listes dattente
ª, parce que les programme de réhabilitation sont complets,
peut être améliorée de façon substantielle.
Nous savons en outre quaucune autre forme de traitement nengendre
une telle demande parmi la population de toxicomanes dans de nombreux
pays du monde. À New York, par exemple, un réseau
de cinq centres de désintoxication en soins ambulatoires
ont admis au début des années 70 plus de 22 000 individus
par an.
Dun autre côté, il existe une limitation majeure
au traitement de désintoxication. Une fois le sevrage de
la dépendance physique atteint, lhéroïnomane
replonge presque invariablement dans labus de drogues illicites.
Cela peut se passer quelques jours plus tard, dans quelques cas,
de nombreux mois plus tard dans dautres, mais la récidive
est la règle bien plus que lexception. Cest pour
cette raison quil y a une autre application de la méthadone
pour le traitement de lhéroïnomanie : comme médicament
de soutien pour les patients suffisamment motivés pour renoncer
à lhéroine et au mode de vie qui lui est associé.
La méthadone dans le traitement de ´
soutien ª de laddiction
Le terme ´ soutien ª est vraiment relatif et nindique
pas de durée spécifique de traitement. Il devrait
être clair, daprès la description pharmacologique
énoncée plus haut quun patient peut rester sous
traitement de soutien quelle que soit la dose de méthadone
indéfiniment. Des doses constantes maintiendront la
concentration de méthadone dans la fourchette entre le seuil
de dépendance et celui de tolérance, ainsi il ny
aura ni symptômes de sevrage ni deffets narcotiques.
Il devrait également être clair, daprès
cette même description pharmacologique, que tout patient peut
être désintoxiqué de la méthadone par
le biais dune diminution progressive de la dose, quelles que
soient la dose et la durée du traitement à la méthadone.
Une question fondamentale se pose : pourquoi garder un patient sous
méthadone ? La réponse est simple : il a été
démontré, de manière empirique, que les individus
gardés sous doses constantes de méthadone sont en
mesure de renoncer à lutilisation illicite de lhéroine
et de reprendre (et dans bien des cas, dassumer pour la première
fois) un mode de vie constructif, socialement équilibré,
sain, productif et normal. Cette découverte est une justification
pour le moins convaincante des avantages du traitement de soutien
par la méthadone !
Une autre question qui revient souvent est : combien de temps ce
traitement doit-il se poursuivre ? La réponse est encore
une fois simple et empirique : aussi longtemps quil reste
efficace ! Comme cest le cas pour toute autre forme de traitement
médical, le succès est déterminé par
la manière dont le patient y répond et lévaluation
favorable dun résultat thérapeutique nest
absolument pas diminuée par le fait que le patient continue
à prendre un médicament.
Ce qui inspire la réponse aux deux dernières questions
est la réalité que les héroïnomanes, à
la suite dun traitement, ont tendance à récidiver.
Et ce, quelle que soit la forme de soins ayant été
fournis, sa durée ou son efficacité apparente. Lapproche
conservatrice et lapproche relevant du bon sens
est donc de continuer un traitement qui a prouvé son efficacité.
Certains ont rejeté, la qualifiant de nihiliste, la notion
de linévitabilité dun risque permanent
de récidive. Cette attitude ne tient aucun compte de lexpérience
de tous les spécialistes du traitement de laddiction,
quelles que soient leurs techniques individuelles et quel que soit
leur environnement. Il est valable de considérer le problème
de lalcoolisme, qui est analogue à bien des égards.
Le fondement de la philosophie dAlcoholics Anonymous (Alcooliques
anonymes), le groupe le plus respecté en matière de
traitement de lalcoolisme, est quaucun alcoolique nest
jamais guéri et que la maladie de lalcoolisme persiste
dix ans ou même plus après une abstinence totale. Lexpérience
universelle de la narcomanie suggère avec force la même
chose : la toxicomanie est dormante, mais jamais guérie.
Un mot enfin sur les doses. Lune des plus grandes difficultés
en matière de traitement des toxicomanes est la notion quil
est charitable de prescrire la dose la plus faible possible de méthadone.
En réalité, la seule chose qui compte est lefficacité
du médicament. Si le patient se sent bien à une dose
particulière, ne signale pas denvies de drogue et,
dun point de vue clinique, va bien, la dose de médicament
contribuant à ce résultat na pas dimportance.
La réponse à la question de savoir quelle est la dose
´ optimale ª est par conséquent encore une fois
une réponse empirique : la dose optimale est la dose qui
est efficace ! Là encore, lapproche conservatrice est
de donner plus plutôt que moins, du moment quil ny
ait pas deffets secondaires; et cest un fait quil
ny a pas deffets secondaires associés à
ladministration constante de méthadone, que ce soit
en doses faibles ou fortes.
Mais il existe une justification pharmacologique à utiliser,
en général, des doses relativement plus élevées
du médicament. Comme la démontré la figure
7, le seuil de tolérance naugmente pas parallèlement
à la dose de méthadone qui est administrée.
Lindividu qui est maintenu à 30 ou 40 mg de méthadone
na pas de mal, par le biais de narcotiques supplémentaires
(la méthadone, lhéroïne, ou tout autre
médicament dans cette classe), à atteindre et dépasser
le seuil de tolérance et à ressentir par là
une euphorie, ce qui risque dentraîner une overdose.
La dose de soutien augmentant, toutefois, le seuil de tolérance
augmente proportionnellement beaucoup plus, de sorte quil
faut prendre de plus en plus de narcotiques pour produire un effet.
Au bout du compte, à une dose de soutien de 80 à 120
mg environ, le seuil de tolérance est tellement élevé
quil est impossible au patient datteindre un état
deuphorie ou dautres effets du système nerveux
central provoqués par les narcotiques, quelle que soit la
dose de narcotiques supplémentaires prise. La seule exception
est pour ce qui est de leffet analgésique, les patients
sont tolérants à laction analgésique
de la méthadone, mais ce seuil de tolérance peut être
dépassé avec des doses normales de médicaments
´ antidouleurs ª. Mais encore une fois, en ce qui concerne
leuphorie, le patient est incapable, pharmacologiquement parlant,
darriver à un état deuphorie par le biais
dun abus de narcotiques et finalement ils ne seront pas tentés
de le faire, quelles soient les circonstances ou les occasions susceptibles
de se présenter.
Conclusion
Il faut souligner une fois encore quaucun des phénomènes
pharmacologiques susmentionnés nest spéculatif,
théorique ni même controversé parmi les individus
qui connaissent bien le sujet. Ces phénomènes sont
connus de tous les médecins, infirmiers(ères) et étudiants(tes)
en médecine ayant prescrit des narcotiques comme médicament
analgésique ou pour une autre raison. En résumé
: le traitement de soutien par la méthadone nest pas
associé à un effet deuphorie et, à des
doses appropriées, empêche pharmacologiquement le patient
darriver à un état deuphorie, même
sil prend des narcotiques supplémentaires. Ce traitement
est un traitement sans danger, efficace et faisant lobjet
dune forte demande par les toxicomanes du monde entier qui
sont déterminés à renoncer aux narcotiques
illicites et au mode de vie qui y est associé, même
sils savent quils renonceront aussi à létat
deuphorie qui les grisaient.
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