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15.02.07 États-Unis
Okie, « Sex, Drugs, Prison and HIV », N Engl J Med 356;2, 11 janvier 2007.
Les systèmes pénitentiaires américains ne répondent pas aux normes internationales concernant la réduction des risques de transmission du VIH dans les prisons, selon cet article paru dans le numéro du 11 janvier du NEJM. Le taux de prévalence du VIH dans la population carcérale américaine atteignait 1,8 % en 2004, soit quatre fois plus que pour l’ensemble de la population, et le nombre de sidéens dans les prisons était « sensiblement plus élevé » que dans l’ensemble de la population, selon le NEJM.
Cela fait plus de dix ans que l’Organisation mondiale de la santé et l’ONUSIDA recommandent que les détenus aient accès à des préservatifs. L’ONUSIDA et l’OMS recommandent également « de mettre à la disposition des détenus de l’eau de Javel pour nettoyer les seringues et les aiguilles, d’offrir des programmes de traitement de la pharmacodépendance et d’entretien à la méthadone dans les prisons si ces programmes sont accessibles à la population locale, et d’envisager des programmes d’échange d’aiguilles », d’après le NEJM.
Aux États-Unis, seulement deux États (le Vermont et le Mississippi) et cinq comtés (New York, Philadelphie, San Francisco, Los Angeles et Washington, D.C.) offrent un accès limité aux préservatifs dans leurs systèmes pénitentiaires. Le traitement à la méthadone est encore plus rare et les personnes incarcérées dans les prisons américaines n’ont pas accès à des aiguilles propres.