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Aider à comprendre le traitement à la méthadone sur le lieu de travail NOUVEAU: 8/10/2002 Edwin A. Salsitz, MD
Il est regrettable, et fréquent, que les patients sous traitement à la méthadone perdent leur emploi à cause de l’ignorance de leur employeur et du public, et du manque d’information sur le fait qu’un patient peut continuer à fonctionner “normalement” dans son travail.
La lettre ci-après a été écrite par le Dr Edwin Salsitz du Centre médical Beth Israel à la demande d’un patient dans le Sud-Ouest des États-Unis. Le patient a perdu son emploi dans une usine de fabrication de munitions lorsque son employeur a appris qu’il suivait un traitement à la méthadone. L’employeur a dit au patient qu’il serait réengagé lorsqu’il "cesserait le traitement à la méthadone”.
Fort heureusement, l’histoire se termine bien : l’employeur a changé d’avis et le patient a retrouvé son emploi après avoir présenté une lettre de son médecin attestant du succès du traitement. Bien que cela soit intervenu avant qu’il ne remette la lettre du Dr Salsitz à son employeur, le patient est très reconnaissant d’avoir reçu cet appui et ces informations. Nous avons affiché la lettre du Dr Salsitz car c’est une ressource précieuse qui peut servir à corroborer l’aptitude d’un patient à travailler comme toute autre personne. À conserver et utiliser si nécessaire
LETTRE :
À qui de droit :
Je traite des patients à la méthadone depuis 17 ans au Centre médical Beth Israel à New York. Grâce à une dérogation spéciale, je peux traiter des patients en phase stable à mon cabinet médical - quelque 300 patients sont inscrits dans ce programme. Nous avons publié nos résultats de contrôle dans le numéro d’octobre 2000 du Mount Sinai Journal of Medicine. Pour obtenir le texte intégral du rapport, cliquer ici. (en Anglais). Une autre référence qui inclut des études antérieures sur l’aptitude des patients sous méthadone à fonctionner normalement sur le lieu de travail est l’étude “Traitement d’entretien à la méthadone : historique et problèmes cliniques” publiée par Herman Joseph, Sharon Stancliff et John Langrod. Pour obtenir ce rapport publié dans la revue Mount Sinai Journal of Medicine, Volume 67 Numéro 5 & 6. Octobre/novembre 2000, cliquer ici .
L’un des critères d’admission dans le programme est d’occuper un emploi. Au fil des ans, nous avons traité des patients qui exercent des occupations diverses, aussi bien des médecins que des boulangers. Voici quelques exemples des métiers exercés par nos patients : plombier, électricien, enseignant, avocat, infirmière, grutier, opérateur de machine de terrassement (deux de mes patients ont participé aux travaux de déblaiement du World Trade Center), informaticien, agent de systèmes de télécommunications, moniteur de judo, instructeur de tir, sapeur-pompier, chef d’entreprise, conducteur d’autobus, etc.
Je n’ai jamais observé de problème professionnel lié à l’utilisation de la méthadone chez aucun de ces patients. De nombreux patients occupent des postes critiques pour la sécurité et cela n’a jamais posé de problème.
Le problème se situe au niveau de la stigmatisation de ce traitement. Dans la plupart des cas, les patients craignent de divulguer qu’ils prennent de la méthadone. Certains employeurs, comme Consolidated Edison et la Commission de transport de New York, autorisent les patients sous méthadone en phase stable à travailler sans craindre de sanctions. Je fournis normalement deux fois par an une attestation comme quoi le patient suit un traitement régulier. Cependant, dans la plupart des cas, les patients font tout pour que leur traitement reste confidentiel.
D’autre part, il est important de comprendre que de nombreuses personnes qui souffrent de douleurs chroniques prennent de la méthadone pour atténuer leur douleur. Il est également important de savoir que l’objectif est de rétablir le fonctionnement normal, de manière à permettre au patient de reprendre son travail. Même médicament, même absence d’interférence avec les capacités professionnelles.
En bref, une fois qu’un patient est stabilisé à une dose optimale de méthadone, rien ne devrait l’empêcher d’exercer son métier. C’est ce que j’ai observé pendant de nombreuses années, et cette constatation est confirmée par de multiples études scientifiques et médicales.
Veuillez agréer mes salutations distinguées, Edwin A. Salsitz, médecin Centre médical Beth Israel New York, New York
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