Coûts des soins de santé liés à la dépendance aux opiacés
Abrégé — Traitement médical efficace de la toxicomanie aux opiacés, National Institute of Health Consensus Statement 1997 (Protocole d’accord 1997 de l’Institut national de la santé)

La dépendance aux opiacés non traitée alourdit les coûts des soins de santé pour tous. Les individus souffrant de toxicomanie aux opiacés ont tendance à contracter des infections bactériennes, cutanées et des tissus mous, ainsi que des infections sexuellement transmissibles telles que la tuberculose, l’hépatite B et le SIDA qui ne sont généralement traitées qu’à un stade avancé de la maladie et peuvent compromettre la qualité de la vie.

Avant l’introduction du traitement de soutien à la méthadone, le taux de mortalité annuel chez les personnes souffrant de toxicomanie aux opiacés variait entre 13 et 44 pour 1 000. La prescription d’un traitement de soutien à la méthadone a sensiblement réduit ce taux, à environ un tiers des individus non traités. Les résultats de plusieurs décennies d’études cliniques menées à travers le monde montrent également que le traitement de soutien à la méthadone produit une réduction sensible de l’usage d’opiacés et, à terme, de l’usage et de l’abus d’autres drogues illicites telles que la cocaïne, les benzodiazépines, les barbituriques et les amphétamines.

Délinquence — Réduction grâce au traitement de la toxicomanie aux opiacés
Abrégé — Traitement médical efficace de la toxicomanie aux opiacés, National Institute of Health Consensus Statement 1997 (Protocole d’accord 1997 de l’Institut national de la santé)

Les études publiées ont montré depuis longtemps qu’il existe un lien entre la dépendance aux opiacés et l’accroissement de la délinquence. Il ressort d’une étude fédérale réalisée en 1993 que plus d’un quart des détenus dans les prisons fédérales et étatiques avaient été incarcérés pour des infractions criminelles liées à la drogue. Plus de 95 % des individus souffrant de dépendance aux opiacés ont déclaré avoir commis au cours de leur vie des infractions telles que l’homicide, la destruction de biens et le vol. Certaines données indiquent que le vol pour obtenir de l’argent nécessaire pour acheter des drogues est l’infraction la plus couramment commise par les personnes souffrant de dépendance aux opiacés. Il est clair que la délinquence est directement liée à la dépendance aux opiacés non traitée. Les résultats de ces études montrent uniformément que le traitement de la dépendance aux opiacés dans les programme de soutien à la méthadone peut réduire sensiblement le taux de criminalité au sein de cette population.

Emploi et traitement
Abrégé — Traitement médical efficace de la toxicomanie aux opiacés, National Institute of Health Consensus Statement 1997 (Protocole d’accord 1997 de l’Institut national de la santé)

La dépendance aux opiacés non traitée a des répercussions négatives graves sur l’aptitude à conserver un emploi. Les comportements motivés par la recherche et l’usage de drogues illicites se traduisent par d’importantes difficultés à conserver un emploi suffisamment bien rémunéré pour subvenir aux besoins de l’usager de drogues et de sa famille. L’incapacité à travailler accule à son tour la plupart des usagers de drogues à vivre des prestations d’aide sociale et d’invalidité à la charge des contribuables. Les études sur les résultats des traitements à long terme présentent cependant un tableau entièrement différent : les individus souffrant de dépendance aux opiacés qui suivent un traitement de soutien à la méthadone ont de fortes chances de pouvoir continuer à travailler.

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